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Inde et Nepal

Samedi 9 juillet 2005

     Laissez moi vous emmener en photos autour de l'Annapurna !! Debut juin je me retrouve a Pokhara au Nepal, pendant ce temps mon compere Alban pedale sur son beau velo vert dans la campagne du Tamil Nadu. Pokhara est au Sud du massif des Annapurnas, j’ai rencontre Ram, un guide de 22 ans et nous sommes partis nous ballader dans la region. Le trek peut se diviser en quatre etapes, la premiere c'est la remontee de la Marsyangdi (une riviere) en direction du Nord, ensuite, il faut prendre a l'Ouest pendant une semaine dans la vallee de Manang, puis pendant trois jours on prend de l'altitude, on grimpe un col a 5450, le Thorung Pass, c'est la porte d'entree du Mustang, il suffit alors de descendre le long de la Kali Gandaki (une autre riviere) vers le Sud. Vous suivez, Nord, Ouest, puis Sud, c'est un tour, nous revoila au point de depart a Pokhara apres 15 jours et 200 km de trek dans l'Himalaya...Magique. Ci dessus, c'est la vue sur le Machhapurchhe depuis Pokhara (depuis mon lit a Pokhara excactement ! )


    Ca commence dans la jungle, 35 degree le premier jour, la montagne est un escalier geant ou chaque marche est une riziere verte fluo.

     Ce sont des donkeys, les poneys robustes qui ravitaillent les nombreux villages qui jalonnent le trek, environ un toutes les deux heures de marche. Il doit etre 11 heures et meme si le soleil se leve a 5 heure, les hautes falaises a droite nous protegent et nous avancons dans une relative fraicheur.

     Le soir, un porteur peine a traverser le pont suspendu trop etroit du village de Syanje. Il transporte d'ailleurs l'element d'un pont en construction plus en amont. J'ai trouve les porteurs nepalais bien plus lents que ceux du Perou, ( Vous vous rappelez ? ceux qui courraient a 4000 m d'altitude avec 120 kilos sur le dos). Cette impression a ete confirme la semaine derniere quand j'ai parcouru sur le net un rapport de deux scientifiques francais qui ont fait des etudes physiologique sur des porteurs dans la region de l'Everest. Je vous livre leur resultats : 15 secondes de marche pour 45 seconde de pause en moyenne !!! Autre particularite, les nepalais ne sont pas aussi macho que leur homologues des Andes : les femmes portent aussi.

     Une petite tibetaine tourne le moulin a priere dans la porte de pierres du village de Danagyu. Presque autant que les paysages, ce qui incroyable dans cette region du monde, c’est la diversite des ethnies. Plus de 60 langages au Nepal.... Le matin on quitte un village qui parle nepali, a midi, les gens parlent tibetain, et le soir gurunt par exemple. Parfois Ram ne saisit pas les conversations, mais il arrive toujours a ce faire comprendre en Nepali. D’une vallee a l’autre, la culture et la langue est differente !! En gros on peut dire que dans la vallee de la Marsyangir se sont des Nepalis, vers Manang et le Mustang, des Tibetains, et au bord de la Kali Gandaki, des gens type Mongol.

    Cette foret de boreals, le cedre de l’himalaya s'etend a 3000 m d’altitude, nous sommes au debut de la vallee de Manang, le decor est magique, forets d'eucalyptus, cascades, pont de bois et villages pitoresques.

    Et puis enfin au bout de quatre jours, on decouvre les sommets... Ici c’est l’Annapurna II, 7932 m, il y a 5 Annapurnas dans le massif et le plus haut, a 8050 metre est le premier 8000 gravi par l’homme, par des francais en 1950. J’ai emmene le bouquin d’Herzog “Annapurna premier 8000” et c’etait amusant de lire sur place le recit de leurs aventures.

    Il est pas beau ce donkey ???  Ils ont meme parfois un ponpon de bien 50 cm sur la tete !!! Ils connaissent le chemin par coeur,  ici ils prennent a droite, la a gauche, ils sont juste accompagnes d’un homme qui fouette les retardataires. A la queue leuleu, une trentaine par groupe, il avancent, penards.

                                   Le majestueux Annapurna IV, une pyramide qui culmine a 7525 m...

    Ici, nous sommes a Norodhara, au milieu de la vallee de Manang. Manang, le village est tout au fond a droite, presque derriere l’horizon. Tout au long du trek nous croisont ces drapeaux, bleu, blanc, rouge, jaune, vert, noir. Les prieres ecrites en tibetain sur ces oriflammes claquent dans le vent.

    Voici une vieille range de moulin a prieres, on peut parfois tourner  une centaine de moulins sur la meme monument. Comme dans Tintin au Tibet, il faut toujours passer a sa gauche. Des prieres sont gravees sur les pierres qui forment le toit. Normalement, des prieres sont aussi a l’interieur de chaque moulin, des mantras sont graves a sa surface.

     le plus celebre d’entre etant le fameux Ommmmmmmm, qui signifie d’apres Peter Matthiessen “ Le joyau au coeur du lotus, cet Om profond et sonore represente tous les sons et tous les silences a travers le temps, le grondement de l'eternite et aussi le grand calme de l'etre a l'etat pur, lorsque qu'il est entonne avec les vibrations precrites, il invoque le Tout par ailleurs inexprimable” . Hum !!! je sais pas si c’est clair...mais en tout cas le livre de Peter est passionnant, il raconte son expedition au Dolpo dans les annees 60, il etait parti avec un ami zoologue pour etudier le rut du Barhal, le mouton bleu de l’himalaya, comme quoi il y en a qui font vraiment des voyages tripants... Les moulins a prieres on en voit souvent, parfois dispose au dessus d’un ruisseau ou un ingenieux systeme de pale le fait tourner eternellement.

     La maison blanche en haut, c’est le temple de Braga, je decouvre dans une stupa un moulin a priere de 2 m de haut et de bien 1 m 50 de diametre, il faut le tourner a deux et chaque tour, une barre de metal frappe une cloche, Dooooooonnng, c’est marrant. Ici le toit de chaque maison est la terrasse de la maison du dessus. Les toits sont plat car il pleut rarement, seulement de la neige l’hiver. Comme les gens et le paysage, l’architecture des villages est tres diversifiee, dans les gorges des toits de tuiles, dans la foret des maison en bois, deux jours plus tard tout est en pierre, parfois les murs sont en chaux blanche, plus bas je me fait inviter pour le the dans une hutte de terre au toit de paille.

     Nous sommes maintenant apres Manang, ont prend de l‘altitude et nous voila dans le domaine des yacks. Celui ci est un peu enerve car je vient le deranger pendant sa sieste, il n’a plus trop de poil, c’est l’ete. Autrement, j’ai croise un singe blanc qui s’est vite cache dans les arbustes a notre approche. Plus bas on voit des libellules rouge de bien 8 cm d’envergure, des colonies d’araignees avec des poil blanc sur le dos et puis surtout de dizaines de papillons multicolores qui virvoltent , un spectacle en  profond contraste avec la dominante immobilite des montagnes.

     Ce cirque est sur le flanc oppose a l’alpage du yack. Plus de forets et de papillons nous voila dans un univers totalement mineral. 

     Sauf si on cherche bien, cette photo floue n’a pas un grand interet car je ne sais meme pas de qu’elle fleur il s’agit, par contre nous sommes a 4200 m...et ca c’est moins banal, une fleur a cette altitude, pas de doute nous sommes bien proche des tropiques.

    Thorung Pedhi (4500 m), le dernier village avant le col, il commence a faire froid et le denivelle augmente. Pour le moment le trek est vraiment facile, pas plus de 600 m de denivelle par jour... soit en gros 100 m toutes les heures. Tranquille, mais on fait des kilometres.

    C’est le Roc Noir (en francais ! expe de 1950 oblige). Le crepuscule a Thorong Pedhi, c’est plutot chouette,  on observe les montagnes, et on mange son Dalh Bath, le plat national. Bath ca veut dire riz un peu partout en Asie et le dalh, c’est une soupe de lentille, servi avec des legumes, et a volonte... Les soiree sont toujours un peu les meme, partie d’echec avec Ram, parfois un verre de Raksy , le vin local qui n’a rien avoir avec du vin, c’est fabrique a partir de millet et c’est pas bon, on discute, et puis assez tot on s’endort. Parfois il y a  une tele et c’est soiree avec toute la famille, de la grand mere, toujours le chapelet a la main, au petit bout de choux de un an qui pose ses mains poteles sur son front en m’offrant un “Namaste” souriant. des Namaste ! j en entend partout au Nepal, Namaste , Namaste, Namaste...

    Donc la c’est autoportrait avant le depart au col, comme vous le voyez, il fait froid, j’ai des couleurs et l’oeil qui brille.

     A l’aube a Thorung Pedhi c’est chouette aussi...au fond c’est la grande barriere, celle qui posa tant de probleme a l’equipe de Herzog il y a 50 ans, pour finir ils sont passes de l’autre cote mais pas par ce versant.

     C’est beau !  Et puis c’est desert, il n’y personne sur ce trek en juin. D’apres les stats affichees sur le mur  du premier Check Point Post, seulement 22 touristes en juin 2004.. et plus de 2000 en octobre. Et pourtant il fait beau...A part ca j’etait surpris d’apprendre que la nationalite qui trek le plus dans le coin, ce sont .....les francais et oui, ensuite les israeliens et les allemands nous suivent de pres. Le probleme pour les nepalais c’est que depuis 4 ans le tourisme est en chute libre a cause de la guerilla maoiste, alors qu’il n’y a aucun risque pour nous, aucune agression depuis 10 ans, seulement du racket organise, si on les croisent, il faut payer l’impot revolutionnaire, 1000 roupis soit 15 euro, ils donnent meme un recu pour etre sur que l’on ne paye pas deux fois !!! J’ ai eu de la chance, on les a evite deux fois. Les nepalis ne sont pas d’accord entre eux sur les maoistes, bien, pas bien, par contre la ou j’etait, le roi fait l’unanimite contre lui, ils le haissent tous, il faut dire qu il aurai tue le precedent roi, son frere, il y a 5 ans. Je l’ai vu une fois a la tele a l’occasion du G77, l’equivalent du G8 sauf que c’est les 77 les plus pauvres, tout le monde le siffle.

 

     La montee au Col de Thorung La c’est un peu plus physique a cause de l‘altitude, c’est un immense pierrier assez raide et monotone.

     Les rayons du soleil atteignent la cime d’un 6000 derriere nous, il doit etre 5 heure du mat et a partir de ce moment, de cette pause photo, le brouillard va nous envelopper pour le reste de la journee...

     Le sommet, enfin le col plutot, 5450 m, ca caille, on voit rien, une photo et descente de l’autre cote. il faudra que je revienne !!

     Apres une descente que j ai trouve interminable, le brouillard enfin se leve pour quelques minutes, je sort l’ appareil pour prendre cet oasis vert. C’est Muktinat, la prochaine etape. La dessus il se met a pleuvoir, j ai mal au crane a cause de l’altitude probablement , j’en ai marre de ces millions de pierres qui font mal au pattes, alors je continue en courant ce qui n'est pas malin car j'ai boite les trois jours suivant, je peut donc vous confirmer  une evidence, faire 60 bornes en descente avec une patte folle c’est un peu long.

     Ici, c’est Muktinat vu de l’autre cote, nous sommes arrive des montagnes du fond, Manang est maintenant bien derriere, nous allons prendre la direction du Sud, nous sommes dans le Mustang. Muktinat est celebre dans le monde Hindhouiste et Boudhiste, voici la petite histoire telle que me la raconte Ram : La femme de Shiva meurt, Shiva est inconsolable, il fait le tour du monde, le cadavre de sa deesse sur son epaule, habille de sa peau de tigre avec son trident dans la main droite son cobra autour du cou, quand il arrive a Muktinat le corps de sa douce commence serieusement a etre decompose et c’est la bouche de la deese qui tombe sur la montagne. Voila, Muk sa veut dire bouche et Tinat sa veut dire sacre. Mais encore plus magique que l’epopee des dieux Hindous, il y a les sources de la Kali Gandaki. Je venait de lire dans le livre d’Herzog, que le cartographe de l’expedition, Ichac etait parti visiter Muktinat pour voir les celebres flammes dans la source de la riviere sacree. Malheureusement Herzog trop occupe par les sommets ne prend pas le temps de raconter cette visite.  Des flammes dans de l’eau qui attire les pelerins depuis plus de 1000 ans... Je demande a Ram si les flammes brulent encore, Bien sur me dit il !! Nous allons donc visiter le temple de Muktinat dans l’apres midi. La salle est sombre et c’est bien Boudhiste et Hindouiste : des buddhas mais aussi des Shivas, des Vishnus et le portrait des grand gourou Indiens et du roi (l'ancien).  Au fond d’une cavite de pierre large de 30 cm on voit des flammes bleues et on entend un ruissellement, mais on ne voit pas l’eau, il fait trop noir, j’essaye d’observer sous differents angles pendant que Ram prie. Ca sent un peu le gaz mais en tout cas l’ambiance est mystique. Par contre dans un mauvais gout typiquement indien, il ont accroche un calendrier sur le poteau de bois a cote du trou, et le dessin du mois de juin sur ce calendrier, c’est un schema en 5 etapes pour construire des latrines dans la nature, avec de jolis plan en 3D, tout ca a moins de 50 cm du saint des saints, de l’endroit le plus sacre du temple !!! Le temple est entoure d’un muraille blanche, on tourne l’enorme moulin a priere de l’entree. Doonnngggg. D’ici on voit toutes la vallee de Muktinat, le programme s’annonce plutot desertique. On passe a cote d’une piste d’helicoptere (des pierres blanche mise en cercle), Ram me dit que c’est pour les riche Indiens qui font un aller retour rapide au temple... Chaque Hindousite doit venir 3 fois dans sa vie ici. Ram avec son job de guide ca fait 80 fois qu'il passe a Muktinat, a 22 ans.

     Voici le Daulaghiri, 8167 m c’est un somment bien plus individualise que l’Annapurna qui est tellement entoure qu’en fait je ne l’ai jamais vu !!! Ce matin la, a 5 heure, Ram est parti prendre une douche au temple,dans l’eau glace de la kali Gandaki, a 4000 m d’altitude. Pour moi, cet acte de foi prouve sa profonde conviction dans l’hindhouisme, car il fait vraiment super froid, pourtant ses parents le trouve encore assez impur pour lui interdire la cuisine chez lui !!! Ce n’est pas vraiment une interdiction mais c’est plus une coutume, il frequente des touristes, il mange de tout, il n’est pas pur pour la cuisine. Ram, c’est devenu aussitot un pote, et je ne raconte ici ses aventures que car c’est vraiment symptomatique des jeunes en Inde et au Nepal. Par exemple il cherche en ce moment une femme, il a d’ailleurs un plan dans un village ou j’avais trouve la pause bien longue par rapport a d’habitude.. une jolie nepalaise, de la meme caste,donc tout s'annonce bien. Mais elle ne veut pas se marier car il n’a pas encore de maison, il n’a pas de maison car il n’y a plus de touristes, si il ne se depeche pas il sait que ses parents vont lui trouver une femme, qu’il ne rencontrera que le jour du mariage...Pourquoi ses parents lui choisirai une femme ? Parce que il n’y a pas de retraite, donc la famille est tres liee, un homme subvient au besoin de sa femme, de ses enfants, de ses frere plus jeunes s’ils font des etudes car autrement c’est boulot a 12 ans. Et puis aussi il subvient a ses parents si ceux-ci ne sont plus en age de travailler, mieux vaut donc avoir des fils et surtout une belle fille qui les aime et qui ne detournera jamais son mari de ses parents. Donc il a pas mal de pression,(argent, traditions...), mais il est  zen , fatalisme oriental, et un malheur est toujours evoque avec un sourire. A part ca Ram , il chante, il ne veut surtout pas se faire reincarner en donkey, il veut devenir guide de haute montagne, il fera peut etre un stage en France dans quelques annees, il marche super vite, il economise 15000 roupis pour faire un clip d’une de ses compositions, il est genial.

     Malheureusement ca ne rend pas trop mais ces falaises sont immenses, disons trois tour Eiffel. Nous sommes ici encore tout proche de Muktinat.

     Un shaddu Indien vient en pelerinage a Muktinat, pas trop charge comme vous voyez il arrive pourtant de loin. Juste son bol de fer avec lequel il fait l’aumone. Il y a plein de personnages comme lui en Inde et surtout a Benares, ou je suis en ce moment. Ce sont souvent des gens qui a un certain age, lache tout, la femme les gosses et il partent sur les routes vivre leur aventure interieure, comme des moines. A Benares il sont super deguise, avec un trident de 2 m dans la main et des peintures partout, moi je trouve que ca fait un peu too much mais dans les montagnes on en croise des jeunes, habille en orange, le regard franc, il ont vraiment l’air heureux.

         Avis a ceux qui recherche le calme : Le Mustang, voici un bled un peu perdu dans l’Himalaya.

     Ici c’est Kagbeni, nous sommes bientot le long de la kali Gandaki, ce village c’est la frontiere entre le Mustang du bas et le Upper Mustang. Le Upper Mustang, c’est parait il magnifique (pour qui aime les desert) mais c’est aussi  “The Last forbidden Kingdom”. Officiellement ce n’est plus interdit depuis 15 ans. Mais le droit d’entree est de 600 Dollars !!! 2 mois de budget en Inde ! 1200 Dalh Bath ! Donc autant vous dire qu’il n’y a pas foule au Upper Mustang.

    Et revoici nos Donkeys qui remontent le cours de la Gandaki, la mousson n’atteint jamais cette region et toute les neiges on fondu donc la riviere est ici un ruisseau. Ensuite il y a Jomoson, puis Marpha, la capitale nepalaise de la pomme, le brandy y est delicieux, on descend encore et a pres Tukuche, on se prend 10 degre en 5 mn, on se retrouve de nouveau dans le jungle, on traverse des champs de cannabis, il fait chaud. Seule la montagne offre par sa dimension verticale autant de diversistes climatiques en si peu d'espace geographique. En une semaine on passe de la haute altitude, on frole la langue des glaciers a 5000 m, puis c'est le desert, ensuite des forets de sapin et des alpages, encore une journee et le chemin serpente dans les rizieres, et pour finir la foret tropicale. Je n'ai prit aucune photos les 4 jours suivant, c’est dommage.  Le dernier jour je croise les 3 seuls touristes que j’aurai vu pendant ce periple, au petit dej, je prend des cours de photo avec un photographe omanai qui voyage sur les traces d’un explorateur marocain, et puis deux Australiens sur le toit de la jeep qui nous ramenai a Pokhara, c’etait cool a 10 km/heure sur une piste defonce, une main accroche a un jerican , l’autre qui tient le sac, les pieds dans le vide dans un decor d’himalaya, Avec Ram qui chantonne un air sur le Dhaulagiri, on etait bien tout les quatre.

    J'espere que ca vous donne envie d'aller au Nepal. J'ai trouve ce coin fantastique, et 20 photos sur un ecran ne rendront jamais l'emotion ressenti tout au long de ces 200 km de chemins ou l'on croise seulement des porteurs, des donkeys et des enfants cartables au dos qui lancent des "namaste" en allant a l'ecole au village principal, 2 heures de marche matin et soir. Un seul regret, j'ai fouille les forets, j'ai observe les pierriers, j'ai scrute la montagne et non je n'ai pas vu d'abominable homme des neiges...

Par Alban²
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