


Bon Voyage... du Pérou au Mexique...de Singapour au Nepal...du Tibet a la Russie...



Le voyage est un retour vers l'essentiel - Maxime tibétaine -
Coucou, et bien voici quelques news, impressions futiles ou intéressantes de ce mois passé en Equateur et au Pérou. Je suis à Cusco au sud du Pérou mais pas trop quand même, il reste une quinzaine d´heures de bus jusqu´à la frontière Bolivienne. Nous sommes dans le secteur avec Sof depuis une dizaine de jours, les dix précédents nous ont occupés à descendre le Pérou du nord au sud et le début du voyage et bien c´était l´Equateur. Cusco est une ville assez unique de part son histoire (capitale Incas) et son altitude (3400 m) mais en gros elle ressemble à toutes les villes qu´on a pu traverser et en général je crois à toutes les villes d Amérique du sud : Bruyante, immense, pleine de vie et sur pollué.

Cuzco
La pollution c´est vraiment flagrant, à coté, le nuage de gaz qui couvre Grenoble a partir du printemps c'est un bol d´air pur, difficile de rester plus de deux jours en ville sans mal au crâne. Les villes, elles sont organisés autour de la Plaza de Armas dont un coté est occupé par l´église ou la cathédrale et au milieu de laquelle se dresse une statue, un héros national, un conquistador reconnu, un libérateur ou bien dans les Andes un chef inca. Simon Bolivar ¨el liberator¨ et son compère le maréchal Sucre sont un peu les ¨de Gaulle¨ locaux avec une avenue, une place et une fontaine dans chaque ville et pueblo du nord de l´Amérique du Sud. Le plus surprenant, enfin en tout cas ce qui change le plus c´est que la vie se passe dans la rue, des centaines de commerçants proposent sur des velos-brouettes ambulantes des ustensiles aussi improbables que leurs acheteurs. Chaque shop étale sur le trottoir ses produits, ses fruits, ses viandes, ses boissons avec en vedette le Coca classique et l´Inca Cola, limonade jaune fluo très apprécie ici et que je trouve imbuvable. En fait c´est le marché tout les jours et sur toutes les places et trottoirs. Beaucoup d enfants travaillent, ils vendent des cartes postales, cirent les chaussures. Les petits indiens surtout sillonnent les rues en proposant des ceintures, des pulls, des bonnets, ou alors ils se posent au pied d une porte et attendent comme sur l affiche de The Kid sauf qu´à la place de Charlot y a une mama indienne. Dans les rues c´est aussi l´anarchie avec des règles de conduites qui sont plus que sommaires, des véhicules de toutes sorte se frayent un passage entre les trois policiers qui s´excitent à la Longtarin sur leurs sifflets. Il faut rajouter les dizaines de taxis jaunes qui sans arrêt vous klaxonne (Au cas ou vous les auriez pas vu.) pour vous proposer une course.
Bref la ville c´est bien fatiguant et on est rapidement partis visiter la campagne, les Andes, la cote, le pays quoi !!.Et.. c´est grand, c´est même immense car les routes c´est pas trop ça a part la panaméricaine et encore, il faut compter en gros 1 heure pour cinquante kilomètre... C´était donc la mauvaise nouvelle du début du voyage, avec le programme prévu il va falloir ce taper une centaine d´heures de bus, c´est pourquoi on a réduit un peu nos ambitions et nous ne sommes pas descendu jusqu´a Arequipa, ville réputé magnifique au sud du Pérou. La bonne nouvelle c´était le prix des transports : moins de 1 dollars pour une heure. Nous avons donc pendant un mois tracé de pueblo en villes avec des étapes de maximum deux jours et pratiquement 4000 Km en bus sur la panaméricaine, c´est génial mais ça marque. Voici une description du meilleur qui puisse vous arriver dans un bus en Equateur. Déjà trouver son bus dans un terminal terrestre, sorte de plate-forme où sont réunis toutes les compagnies de bus du pays, est une aventure. Chaque bus a son racoleur qui crie ou plutôt qui hurle le nom de la destination de son bus et on se fait accoster de toutes part tout au long du chemin qui mène enfin au bus recherché, celui-ci trouvé tu t´installe et tout va bien, enfin jusqu´a ce qu´il démarre car très rapidement tu comprend que le conducteur a pour règle de conduite de ne jamais freiner sauf si il veut arrêter son bus. Donc tu peut te retrouver à fond en descente à flanc de montagne avec à gauche un à pic bien vertigineux et devant un virage et un camion un peu lent, et bien le bus double (déjà il faut être un peu taré), une fois rendu au niveau du camion, le conducteur aperçoit un pick-up qui arrive en face, et bien il freine un coup sec mais pas pour se ranger derrière le camion mais pour le doubler par la droite sur le bas coté plein de nid de poules et pas plus large que le bus.... Il arrive aussi qu´il traverse des rivières à gué, qu´il défonce les plots rouges qui signalent un trou ou des rochers sur la voie, pas de panique tout est normal, personne ne bouge : nous sommes avec des professionnels de la route, la première fois t´a vraiment peur mais bon on s´habitue à tout.
Dans le bus toujours un peu vieillot et kitch c´est moquette rouge au plafond, sièges un peu défoncés et vitre qui ne s´ouvrent plus, la seule chose qui rassure c´est les deux posters qui sont toujours au-dessus du conducteur, la vierge locale et l´enfant Jésus, enfin ça rassure plus que les petites croix blanches entourées de fleurs qui décorent le bord des routes. Souvent y a une télé qui marche pas et si elle marche c´est pour diffuser un film avec Jean Claude Van Damme ou un truc intellectuel du style, donc c´est bien parce que ça endort, mais si tu t´assoupit sur ton siége et dépasse un peu sur celui du voisin, il arrive que à l´arrêt d´après une indienne au tour de taille d 1 m 45 t´écrase sans même te regarder.

Tu la regarde d´un air un peu endormi en attendant des excuses mais vite tu comprend dans son regard noir qu´elle vient d´une famille de résistants Incas qu´est pas trop fan des conquistadors alors tu t´écrase et compressé contre la vitre tu l´observe. Elle est grande, porte un tee shirt bleu et une jupe bouffante rose fluo, sur sa tête un petit chapeau blanc couvre ses deux longues nattes brunes mais le plus étrange c´est qu´elle a dans la main une passoire rose qu´elle tient fermement. A sa gauche, de l´autre coté de l´ allée donc, un paysan tient fermement lui un sac de jute dans lequel s´agitent quelques hamsters achetés au marché du pueblo qu´on vient de traverser, et qui vont faire un délicieux repas ce soir. En effet ils raffolent ici des hamsters cuit à la broche qu´ils appelle couilles en référence au bruit qu´il font (couille couille couille...) quand on les tient pas le garrot juste avant le sacrifice.. A gauche des hamsters, Sophie qui comme moi se concentre pour ne pas exploser de rire en voyant l´indienne m´écraser et réciproquement à chaque nid de poule soit tout les 30 mètres à peu près. Mais à cette ambiance déjà particulière il faut rajouter le taux d´humidité assez élevé pour que mes chaussettes mettent trois jours à sécher après une lessive mais aussi le bruit et l´odeur. Le bruit c´est la radio, mais non ce n´est pas ¨El Condor Pasa¨ à la flûte de pan, c´est Radio Panamericana (Il faut bien appuyer sur le ¨a¨ final : Radio Panamericaaaaaaaaaaaa) qui diffuse la variété locale entrecoupé toutes les 4 secondes par un coup de klaxon, car j´oubliai, chose essentielle tout de même, le conducteur ( Qu´on pourrai d´ailleurs appeler pilote au regard de son niveau d´expertise) klaxonne tout le temps, en fait il klaxonne dès qu´un autre objet est en mouvement sur la voie devant lui donc ça peut être un âne, un papy, une voiture, un vélo, un camion, une vache, des enfants qui jouent au foot, et même les flics, ça reste incroyable mais ici les bus klaxonnent le policier sur sa mob qui d´un coup sec se range sur le coté, les bus sont les rois de la plaine en Equateur, et bien sûr le pilote klaxonne les autres bus mais il faut plus y voir la un geste de confrérie, du genre ¨on est taillé dans le même roc¨, si l´autre bus est de la même compagnie alors le chauffeur, pardon le pilote peut rajouter un geste de la main ou un appel de phare si il fait nuit. A noter d ailleurs qu´il vaut mieux croiser un bus de la même compagnie qu´en suivre un car là à tout les coups, une course poursuite s´engage qui se terminera quand un des deux véhicules s´arrêtera pour prendre de nouveaux candidats au suscide. L´odeur c´est celle des dizaines de cuisses de poulets, de sucreries, de pommes de terre à l´huile et de poissons fris proposés pour pas trop cher par les gamins qui rentrent dans le bus à chaque arrêt. Ce parfum m´ôte à chaque fois l´appétit pour la journée mais s´imprègne aux rideaux du bus pour l´éternité. Et si jamais dans cette atmosphère un peu lourde, tu arrive à t´endormir, ce qui prouve au passage une certaine sérénité face au destin, et bien là en général le pilote, l´erreur est humaine, oubli un dos d´âne et c´est 3 seconde d´apesanteur pour tout le monde, les hamsters se réveillent, les sacs tombent dans l´allée, l´indienne perd son chapeau et toi ton sommeil pour au moins quelques heures. Vous l´avez compris un voyage en bus ça peu devenir l´enfer car en général ça dure minimum 6 ou 7 heures mais si on rajoute au tableau le magnifique paysage qui défile sous vos yeux pendant autant de temps ça devient rapidement le paradis.
Cette description sommaire correspond au bus Equatoriens, au Pérou rien de tout cela, les bus sont comme en France (enfin presque.). Mais au Pérou ils on mieux, ils ont les collectivos, c´est à dire les transports collectifs qu´on pourrai aussi traduire par boites a sardines. Sans horaires complètement désorganisés mais tellement fréquents et peu cher qu´il est vraiment très pratique, le collectivo peut être une voiture particulière, une énorme Chevrolet Abraham, un pousse pousse sur unemobylette qui serait d´ailleurs plus un tire tire car le mob est devant mais en général c´est un combis de 15 places dans lequel on rentre à peu prés à 30. Il est arrivé que sur la côte péruvienne en revenant de Huanchaco, petit village de pêcheurs locaux et de surfeurs occidentaux, ont soient tellement serrés que de toute façon il était physiquement impossible ne serai-ce que de se gratter l´oreille pendant toute la durée du trajet et bien ce jour là, le conducteur a quand même réussi à s´arrêter pour faire rentrer une douzaine d´enfants qui rentraient probablement de l´école..j ai cru mourir étouffé.mais une fois de plus on a survécu. Apres deux jours à Quito et pour les raisons évoquées ci dessus nous sommes allez visiter la charmante bourgade d´Otavalo, à 100 Km (2H30) au nord de la capitale.

Le marché d´Otavalo
Le marché d´Otavalo est réputé dans tout le pays et ce bled est en effet assez exotique car la moitié de la population est composé d´indiens. Il reste 10 millions d´indiens dans la cordillère, il sont surtout en Equateur et en Bolivie, au Pérou on en a vus que dans certains pueblos touristiques autour de Cusco, où ils passent leurs journées a faire le tour de la place des armes en proposant aux touristes de les prendre en photos pour un sol (2 francs)..En Equateur ils assurent le folklore mais constituent aussi une part non négligeable de la population. Les Indiens sont vraiment magnifiques, enfin en fait c´est plus les indiennes car les hommes je sais pas où ils sont mais pas en ville en tout cas. Les indiennes donc sont petites, avec de longs cheveux noir, elles ont des tresses qui peuvent se rejoindre en leur extrémités, elles portent des chapeaux de formes différentes en fonction des régions, elles ont des costumes au couleurs vives avec des robes bouffantes qui dominent de petits pieds serrés dans des sandales de tissus beige, elles on un bébé emmitonné dans un tissu aux couleurs vives (Le Manta) qu´elles accroche sur leur dos et j´oubliai, elles n´ont plus de dents, ou alors seulement deux ou trois.

Indienne a Otavalo avec Manta et baby
Il est bien difficile pour le néophyte que je suis de différencier chaque ethnie mais à coup sur c´est avec son costume traditionnel que chaque groupe s´identifie. Par exemple à Otavalo le chapeau classique est une sorte de mini borsalino super rigide alors qu´à Cusco le chapeau a une forme ronde un peu bizarre.. Les Indiens sont pauvres et vivent du marché, ils sont un peu ghettoisés, ils habitent dans des pueblos au abords des villes et si il est vraiment simple d´engager la conversation avec un équatorien, discuter d´autre chose que de la flûte qu´elle veut te vendre avec une indienne relève du défi. Otavalo est coincé entre trois volcans endormis alors que Baños (au milieu du pays) est juste en dessous du Tungurahua (Langue de Feu en Quecha) qui s´est réveillé en 1999, les 25 000 habitants de la vallée ont été évacués pendant trois mois et c´est par la force (trois morts) qu´ils sont revenus sur leur terre, un guide local nous expliquait qu´ici les gens préféraient mourir avec le volcan que vivre ailleurs. Baños est très touristique parce que idéalement situé au milieu des montagnes mais la fumée noir qui s´échappe quotidiennement du cône noir du Tungurahua ne donne pas envie d´y investir.

Tungurahua
Toujours est-il qu´à Baños le guide d´Allibert, la boite de trekking où travaille Sof a proposé gentiment (moyennent 35 Dollars) de nous emmener sur le Chimborazo, la plus haute montagne des Andes du Nord avec 6310 m. Nous sommes monté jusqu´a 5150 m mais bon c´était pas trop dur car le pick-up du guide nous a déposé à 4700 m. Ces deux heures de marche en hautes altitudes sont restés assez magique car le paysage (Voir photos) est quasi lunaire. Cette balade a aussi été l´occasion de rencontrer des vigognes, la vigogne est au lama ce que l´âne est au cheval en plus sauvage et moins con quand même.

Vigognes sur fond de Chimborazo
Des lamas on n´en a vus qu´au Machu Picchu, ils sont beaux, plus ou moins poilus et extrêmement méprisants, même quand on les caressent ils ne daignent pas nous regarder, ils ont le caractère indépendant du chat, bref ils ont pas mal la classe. Le problème c´est qu´ils ont été implantés au Machu Picchu pour nous, les touristes évidement et c´est bien trop bas pour eux, ils sont habitués à manger des plantes grasses d´altitude et l´herbe qui entoure le sanctuaire Inca leur fait perde leurs dents !! Ce suit des infections et beaucoup de morts. Heureusement, ce cher Darwin serait content, l´évolution, la sélection naturelle enfin un truc du style les a transformés en omnivores et les quelques survivants mangent de tout et se portent bien, nous voila rassurés.

Le Lama...
Après ces quelques jours passé dans la serria (En France on dit cordillère, en Equateur Sierra et en Bolivie Altiplano, c´est comme ça, point), ce posa la question de la marche à suivre, rester encore en Equateur, aller sur le côte ou gagner au plus vite le Pérou afin de profiter au maximum de la région de Cusco...Bref d´un commun accord, Promptement nous nous miment en route vers le sud... En Equateur on peut en quelques heures de bus passer d´un décor volcanique avec les neiges du Chimborazo devant, le cône blanc parfait genre ¨Mont Fuji¨ du Cotopaxi à droite et le cône fumant du Tungurahua derrière, pour ensuite traverser des montagnes désertiques où se battent en duel trois cactus et juste après c´est la jungle qui précède des bananeraies à perte de vue. Les bananiers ça veut dire qu´on s´approche de la côte et donc de la frontière. et la frontière Equateur-Pérou ça a été un peu galère pour nous. Notre bus roule (comme d´hab à pleine vitesse) sur l´unique route qui traverse le désert et nous sommes à une vingtaine de kilomètre de la ville frontière de Haquillas quand un barrage sommaire fait de branchages et de pneus de tracteurs qui brûlent nous stoppe. C´est une grève et on n'a toujours pas compris de qui. Toujours est-il que nous voila dehors un peu perdu avec nos sacs, nous sommes les seuls touristes... Une dizaine de loulous nous propose de faire le reste du trajet avec leurs motos moyennant quelques dollars mais leur insistance et leur air un peu louche nous pousse a continuer à pied sur une centaine de mètre pour enfin arriver a un pick-up avec l´arrière rempli de voyageurs, on grimpe pour 1 dollar (jusque là moi je trouve ça plutôt marrant) et on continu jusqu´à .un autre barrage !! On descend, et on est toujours au milieu de rien, Sof sympathise avec un haïtien qui négocie pour nous le reste du trajet avec un taxi, ce taxi nous emmène jusqu´au poste frontière Equatorien, passeport, tampon et c´est reparti jusqu´à Haquillas et là c´est l´anarchie, la vrai. Moi j´ai toujours pas compris ce que c'était que ce bled car on est sorti de l´équateur mais on est toujours pas rentré au Pérou. ous sommes au milieu d´un no man´s land ou traîne toute la racaille des deux pays, et y a encore un gros barrage au milieu de l´avenue principale qui nous empêche de la traverser. Devant, des militaires, on demande de l´aide mais bon ils se contrefichent de notre sort (et je pèse mes mots comme ils savent peser les leurs..). Ca commence a être vraiment tendu, on traverse des petites ruelles surpeuplé suivit d´une dizaine de mec qui ne rêve que d´une chose : nous dépouiller. On choisi de faire confiance au plus vieux qui nous emmène avec sa voiture au poste frontière Péruvien. Passeport, tampon et même indifférence de la part des fonctionnaires, c´est simple ils ne veulent même pas répondre à nos questions. C´est fini ?? Et bien non car après Haquillas ya encore 30 bornes de désert jusqu´a Thumbes au Pérou et toujours pas de bus, rien.et là c´est l´arnaque totale, notre chauffeur nous demande 50 sol pour y aller (En gros ça vaut 2 sol.) Bref on paye sans être trop sur de l´endroit où il nous emmène. Thumbes c´est une ville de narco trafiquant, la plate forme de la drogue Péruvienne donc une fois là bas, la pression ne descend toujours pas, on y reste 20 minutes et on embarque dans notre premier collectivo, direction le sud. On croisera le lendemain deux américains moins chanceux qui on prit les motos proposés au premier barrage. ils se sont retrouvés en slip dans le désert, plus rien, plus de sac, plus de passeport, plus de planche de surf ça doit être marrant à raconter mais bon deux sac en deux semaines je l´aurai mal pris.

Quito, le Quartier Historique
Car oui, je crois détenir le record de l´homme le plus vite dévalisé dans l´histoire du tourisme international ou en tout cas du tourisme équatorien : Quito est divisé en deux grand secteurs, au nord l´aéroport et le quartier moderne qui n´a aucun charme et au sud le quartier colonial dit ¨historique¨ vraiment chouette mais déconseillé au niveau des hôtels par mon guide ¨le petit futé¨ car c´est parait-il dangereux. vaille que vaille, c´est ma première matinée en zone et bien déterminé à trouver un hôtel, j´enfile mon costume d´aventurier et c´est le cour léger et l´oeil vif que je remonte l´avenue (où résonne 34000 coup de klaxons) qui borde le parc del Hejido quand quelqu'un me vomit dessus (En gros j´en avait jusque sur mon chapeau..) Donc déjà j´hallucine, je pose mon sac (le petit que je portai sur le ventre) et la dessus quatre autres personnes se pointe avec des kleenex pour me nettoyer alors je me dit ¨tiens ils sont bien dans cette ville¨, cet élan de sympathie fut bref car le temps de me retourner et il manquai mon sac et 1 seconde plus tard plus personne autour de moi. Après un peu de nettoyage, je retrouve mes esprits car j´ai à ce moment là 20 heures de voyages et 6 heures de décalage horaire a récupérer et je décide de continuer quand une odeur m´empêche de respirer, c´est des gaz lacrymogènes, il y a une émeute dans le parc juste a coté et c´est course poursuite sur le trottoir d´en face entre jeunes et policiers armés comme Terminator et déguisé comme les méchant dans Tintin et les Picaros. Alors un foulard sur la bouche et les larmes aux yeux (C´est vraiment dur les gaz) moi aussi je cours d´autant plus vite que je vient juste d´être allégé d´un sac !! Une fois un peu à l´écart, je prends quelques photos et je décide de quitter ce quartier décidemment trop bruyant.

Emeutes a Quito
Ce sont les deux seuls moments un peu chaud, le reste du voyage, c´est mucho tranquillo. Enfin plus en Equateur qu´au Pérou, le Pérou c´est plus sale et les gens sont un peu arnaqueur sur les bords. La cote péruvienne c´est une bande plus ou moins large de désert qui fait 2000 km de long et qui est perpétuellement noyé dans un brouillard (le neblina) . Pas de coucher de soleil sur le pacifique au Pérou, l´astre divin des Incas s´efface dans la brume bien avant l´horizon. Toutes les 6 heures de bus ya une grosse ville pollué sans intérêt mais en général a quelques minutes de ces centres urbains il existe un petit paradis. Le premier c´est la station balnéaire de Huanchaco à l´est de Trurillo. Les pécheurs partent en mer sur des embarcations de roseaux et les vagues attirent quelques surfeurs. Juste au dessus de ce pueblo nous avons été visiter les ruines moches de El Brujo qui sont très jolies (facile).

Huanchaco
Les Moches sont une civilisation Pré-Incaique qui date de longtemps avant JC et auxquels ces derniers on emprunté leur savoir-faire en matière d´irrigation. Même si les Incas font les malins parce que on parle toujours d´eux, ils n´ont régné que 300 ans sur les Andes ce qui fait vraiment rien sur 20 000 d´histoire Précolombienne. A coté del Brujo, nous avons déjeuné chez un pêcheur et sa famille, au menu seviché (Delicieux poisson cru) et riz, dans les Andes cela aurait été poulet-riz, et une boisson au maïs noir un peu amer en guise de digestif. Cette famille perdue au bord du pacifique vivait dans une maison au sol de terre et aux murs de brique faite de paille et de boue séché au soleil. Très authentique jusqu´à ce que en discutant avec la fille j´apprend qu elle s´appelle Jessica et non pas Rosita et quelle passe son temps sur MSN !!! C´est un peu fou ça mais dès 12 ans la jeunesse passe son temps dans un des nombreux cyber coffe du pays et a partir de 16 ans ils ont tous un portable, comme chez nous sauf que eux ils n´ont pas forcément l´eau courante.

Les Pyramides Moches del Brujo
Quoi qu´il en soit, ce pêcheur en particulier mais les gens en général sont vraiment sympathiques. Il suffit de s´asseoir cinq minutes sur un banc pour se retrouver entouré par deux gamins qui te pose des questions, un jeune qui te raconte sa vie ou un vieux qui te parle de Platini. Les rencontres sont quotidiennes et tant mieux car on est qu´en même là pour ça. En ville bien sur, les relations ont tout de suite un caractère commercial mais sur la cote et dans les pueblos c´est plus simple surtout avec les petits qui sont très curieux. On s´est retrouvés une fois assaillis sur la plage par une dizaine d´enfants qui voulait chacun leur tour se faire prendre en photo pour voir ensuite leur bouille sur l´appareil numérique et éclater de rire et recommencer la pose (voir Photos). Un autre spot intéressant sur la cote c´est Paracas, on campe sur la plage et on va visiter les îles Balestas (Pingouins et phoques.), on voit le célèbre Candelabro, sorte de chandelier de 200 m de long qui est gravé dans la montagne a la manière des lignes Nazca et que certain illuminés prennent pour des signes extra terrestre.

Les enfants de Paracas
A Paracas on commence à être au sud du pays alors on décide de prendre la direction de Cuzco. Une nouvelle grève nous fait faire une halte à Ica (Dès qu´il font la grève ils bloquent la Panaméricaine et vu que c´est, j´exagère, la seule route du pays, et bien tout est paralysé). Cette pause de deux jours est l´occasion d´aller à Huanchacina, qui est une oasis magnifique au milieu d´un désert de dune. On peut faire du Sand Board sur les dunes, même sensation qu´en snow donc génial, seulement l´absence de tire fesse nous retient d´en faire toute la journée.

Sand Board a Huanchacina
Les bus repartent et nous aussi. Direction Cusco, capitale des Andes.La chose la mieux a faire a Cuzco c'est le trek de l´Inca, un peu plus de 40 Km en montagnes, 4 jours de marche et a peu près 40000 marches a monter ou descendre. Le problème c´est que, politique touristique oblige, il est maintenant interdit de le faire seul. On doit donc choisir une des 200 agences de trekking qui cernent la place des armes de Cuzco pour nous emmener là-haut. Seulement 500 personnes peuvent visiter le Machu Picchu chaque jour et le droit d´entrée dans le parc est de 50 dollars voila pourquoi en haute saison il faut réserver un mois à l´avance son trek pour un prix avoisinant les 300 dollars, heureusement pour nous, négociation plus réductions étudiantes nous on permis de réserver 3 jours à l´avance pour 110 dollars et quand on a vu la logistique mise en place pour notre groupe de 10 personnes ça fait vraiment pas cher : 1 Guide, 10 porteurs, un petit déjeuner, un déjeuner, un dîner et deux tea-time par jours, c´est simple on a jamais autant mangé du mois. C´est même souvent un peu to much, exemple : tu marche depuis trois heures dans une sorte de jungle et tu te dit vivement la pause sous un arbre, grignoter un bout, boire une gorgée d´eau, et bien dix minutes après, t´arrive sur un plateau où les porteurs on installés strapontins, table et prépare la popote depuis 1 heure, tu t´assois t´es perdu au fond d´une vallée des Andes, à 3800 m, mais on te propose salade de fruit, cake, café, thé, pommes et si il se met a pleuvoir alors en 10 secondes les porteurs installent une grande tente dessus la table et comme il ne peuvent pas planter les sardines dans le rocher et bien il y en a un à chaque coin qui tient la tente, en sandales sous la pluie, alors forcément on a tous un peu honte dans la tente surtout qu´ils sont payé une misère mais encore une fois on s´habitue à tout.

Les escaliers de L' Inca Trek
Le premier jour du trek consiste après 3 heures de bus sur route et une heure sur piste, a remonter une vallée étroite sur un chemin soit disant vraiment plat qui s´avéra être plutôt un vrai faux plat. Vallée étroite où ils ont quand même réussi à faire passer une ligne à haute tension et une autre de chemin de fer.Passons. Le deuxième jour est certainement le plus physique, c´est tout en montée jusqu´à un col à 4200 m. La dernière heure j´en était à une pause toutes les 30 mètres. Essoufflé, avec tes 12 kilos sur le dos tu trouve qu´il fait vraiment trop chaud, à ce moment là tu te jure que les cigarettes c´est vraiment fini quand un porteur aux pied de Hobbits sanglés dans des sandales de cuir, qui a en gros 40 ans et qui mesure 1m53 portant un sac (Une immense toile de jute avec un bout de tissu pour l´accrocher aux épaules) trois fois plus volumineux que le tiens avec accroché par-dessus une bouteille de butagaz (Pas les petites hein, celles qui font au moins 80cm de haut) te double en courant. (Il est d´ailleurs quasi impossible de prendre un porteur en photos car le temps de sortir l´appareil il est deux lacets devant toi.)La première fois tu te crois dans un film mais quand tu te rend compte que ya pas d´effet spéciaux bien tu te sent tout faible, tout petit, alors tu t´éponge le front, tu respire un grand coup et tu repart. Le camp numéro deux est à 3600 m donc la nuit dans la tente ça sur-caille et le matin tu espère que le décor va changer car pour le moment ca casse pas de briques et c´est fatiguant et là commence une journée longue et merveilleuse, 9 heures sur le chemin de l´Inca, piste de pierre de 1 mètre de large qui serpente sur les crêtes des montagnes vertes sombres, la végétations est très dense et le paysage a couper le souffle, ont fait deux pauses pour visiter des ruines incas et on arrive en fin d´après midi au camp 3.

3eme Jour de Trek
Le lendemain, levée à 4 heures du mat, deux heures de marche jusqu´à la porte du soleil, sorte de petit col où les Incas ont aménagés deux tours de pierres et qui comme son nom l´indique se situe en hauteur a l´Est de Machu Picchu. La fatigue et les quatre jours de marche on transformé le Machu Picchu en trésor qu´on obtient après une quête et on s´attend à profiter de ce cadeau à chaque virage et c´est au milieu de la puerta del sol inondée du soleil levant qu´on découvre le Machu Picchu. C´est quelque chose de fantastique, on pourrai penser être un peu déçu par ces ruines avec toute la publicité qui en est faite partout dans le monde, il n´en est rien, le site est grandiose et ne failli pas a sa réputation. Une ½ heure de descente a flan de montagne jusqu´au premières pierres permet a l´oeil de scruter cette forteresse suspendue entre montagnes et nuages, on croirai la cité perdu des Incas comme sortie de l´imagination d´un artiste magicien.

Machu Picchu
Une fois sur place on est peu déçu quand on apprend que seulement 40% des ruines sont authentiques, le reste ayant été reconstruit par les archéologues le siècle dernier mais bon.Après c´est comme dans toutes les ruines Incas de la vallée sacré : temple du soleil, système d´irrigations ingénieux qui serpente entre une multitude de terrasse d´agriculture, Grosse pierre avec 36 angles qui s´emboîte de telle façon avec ses voisines qu´il est impossible de glisser une aiguille entre deux blocs et bien sûr l´hôtel de sacrifice ou bien est -ce une pierre magique ? Un cadran solaire ? en fait personne ne sait trop rien sur Machu Picchu. Quand et pourquoi il a été construit puis abandonné ? Mystère. Mais bon le guide vu qu´il est payé et bien il faut qu´il raconte un truc alors il t´explique en montrant une pierre abandonnée ici pour x raisons que c´était la cuisine et là-bas la salle à manger et cette pierre c´est une boussole sauf que deux heures après tu vois la même pierre sur une carte postale avant une légende complètement autre. La descente du sanctuaire Inca jusqu´à Agua Caliente achève bien le trekking, ce pueblo est d´ailleurs assez génial car organisé le long d´une voie ferré et non d´une route. Ambiance western quand la locomotive bleue nuit numéro 356 démarre avec les enfants qui courent a coté, la pluie fine qui tombe depuis une heure..

Rencontre au dessus de Pisac
Enfin voila, je ´envole demain pour Panama City avec plein de souvenirs dans la tête, l´Equateur, le Pérou, ce sont des pays où dominent le vert des montagnes, le rouge et le bleu des accoutrements indiens, C´est un mélange d authenticité et de modernité à l´image de cette vieille dame assise à ma gauche dans le bus,sur la route bordés de ruines Incas qui nous ramenai de Pisac, qui après avoir dévoré une patte de poulet avec ses doigts puis tricoté un petit sac rouge au motifs géométriques typiquement andins a finalement sorti son téléphone portable de sa poche pour donner un coup de fil je ne sais où...

C'est Fini le Perou....

Tchussss Huanchaco

Hasta Luego Ninos...




























































